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5月23日 tin enfin !!!! un de moins, mais encore tt plein ...Par les temps qui courent, les vraies bonnes nouvelles sont si rares, qu'il faut savoir se réjouir de la moindre d'entre-elles...
Bruno Mégret quitte donc- enfin - la politique !!!
En vérité, il faudrait plutôt dire que la politique l'avait quitté, et depuis déjà pas mal de temps... Je rappelle cependant, notamment aux plus jeunes, qu'en compagnie de Jean-Marie Le Pen, cet homme a largement contribué à polluer puis à pourrir nos débats politiques et durant de longues années. Il publia ainsi, en novembre 1991, "cinquante mesures pour règler le problème de l'immigration" qui font encore froid dans le dos. on pouvait y lire :
-Remettre en cause les naturalisations accordées depuis 1974La loi a théoriquement interdit l'immigration depuis 1974. Des pratiques illégitimes ont permis l'acquisition de la nationalité par des immigrés durant cette période. Il conviendra, en conséquence, de réexaminer les conditions d'octroi de la nationalité française depuis cette date et d'attribuer à l'État la possibilité de réexaminer tous les dossiers notamment en demandant aux doubles nationaux de choisir entre leurs deux nationalités. C'était évidemment totalement anticonstitutionnel, mais, à l'époque, cela m'agita beaucoup. Alors, comme j'ai pas mal de mémoire, je me souviens aussi de la proposition n°7 de Bruno Mégret...
le pire c'est que d'autre le font ds la pratique !!! hein ...
horifiant non !!!!!!
J & B ouais j'aime bien V.G. moiAinsi, connais-tu un peintre nommé Vermeer qui, par exemple, a peint une dame hollandaise très belle, enceinte. La palette de cet étrange peintre est : bleu, jeune citron, gris perle, noir, blanc. Certes, il y a dans ses rares tableaux, à la rigueur, toutes les richesses d'une palette complète ; mais l'arrangement jaune citron, bleu pâle, gris perle, lui est aussi caractéristique que le noir, blanc, gris, rose l'est à Vélasquez.
Lettre de Vincent Van Gogh Parce que jamais j'ai eu une telle chance, ici la nature est extraordinairement belle. Tout et partout la couleur du ciel est d'un bleu admirable, le soleil a un rayonnement d'un soufre pâle et c'est doux et charmant comme la combinaison des bleus célestes et des jaunes dans les Van der Meer de Delft. Je ne peux pas peindre aussi beau que cela, mais m'absorbe tant que je me laisse aller sans penser à aucune règle. Lettre de Vincent Van Gogh S'il en parle dans ses lettres de Provence, Van Gogh avait déjà utilisé ce contraste dans des autoportraits parisiens :
Autoportrait au chapeau de paille, 1887, ![]() Autoportrait au chevalet, début 1888, Van Gogh arrive en Arles pendant le mois de février 1888. Il lui faudra attendre l'été pour qu'explosent ces deux couleurs antipathiques que sont le bleu et le jaune. ![]() Portrait de Patience Escalier, août 1888, ![]() Le Café, le soir, septembre 1888, ![]() La Maison jaune, septembre 1888, En mai 1889, il décide de se faire interner dans une maison de santé proche de Saint-Rémy-de-Provence.
La Nuit étoilée, juin 1889, En mai 1890, il quitte Saint-Rémy pour rejoindre la clinique du Docteur Gachet à Auvers-sur-Oise. Le bleu et le jaune jusque dans une de ses toutes dernières toiles peintes au début du mois de juillet 1890, à Auvers : le Champ de blé aux corbeaux. Avec ses chemins tortueux, qui ne mènent nulle part. ![]() le Champ de blé aux corbeaux, juillet 1890, Le dimanche 27 juillet après-midi, Van Gogh erre dans la campagne. C'est impossible ! Impossible !, ne cesse-t-il de répéter. Arrivé près du château d'Auvers, il sort un pistolet et se tire une balle dans la poitrine. Il meurt le 29, à une heure et demie du matin. bonjour chez vous !!!
5月9日 palestine141Oui pour ceux qui me suivent depuis un petit moment au travers de mes nombreux changement de space, vous avez deja entendu parlez de "Palestine 141" expo photos de François Legeait.
il vient de sortir un livre qui se nomme "Palestine 141", dont je vous offre un extrait.
" Vendredi 22 juin 2007 - A peine sorti de Jérusalem, le bus de Ramallah est intercepté. Un militaire monte à bord, pas aimable, et contrôle nos papiers. Il embarque les permis et somme trois passagers de le suivre. Soldat et papiers disparus dans la jeep, on attend, personne ne manifeste ni impatience, ni inquiétude, c'est le lot habituel. Le soldat réapparaît au bout d'un quart d'heure et rend les documents au chauffeur, sans un mot. Nous repartons, laissant là les trois hommes qui attendent, en plein soleil. L'un d'eux est accompagné par une fillette qui peut avoir un an. Elle attend aussi, à l'ombre de son papa.
A Ramallah je passe réserver une chambre ; les hôtels sont moins vides que d'habitude, certains membres du Fatah ayant fui la bande de Gaza, désormais contrôlée par le Hamas, pour se réfugier dans la capitale de l'Autorité Palestinienne. A 11 heures je suis à Bil'in, ce village coupé en deux par le mur, dont le combat pour ses terres est devenu un symbole dans le monde entier. La manifestation démarrera à la sortie de la mosquée. Je traverse le village encore tranquille et descends vers la " clôture de sécurité " ; les soldats sont déjà là, à pied d'oeuvre. Je fais quelques photos à distance et m'assieds à l'ombre d'un olivier pour boire : il fait déjà chaud ! Vers midi plusieurs jeeps traversent et prennent position devant la barrière ; des soldats se déploient parmi les oliviers, d'autres restent groupés autour des véhicules. Une jeep monte dans ma direction : prudemment je quitte la route et rejoins le village à travers champs. Des " internationaux " arrivent par petits groupes, déambulent dans la rue principale, s'assoient à l'ombre ou se regroupent au siège du comité populaire. Ils parlent avec l'accent américain et achètent des bracelets aux couleurs palestiniennes aux gamins du village. 13h30 : l'imam termine son prêche sur un vibrant " Allah w'akbar ". Une petite foule s'assemble devant la mosquée, quelques dizaines d'étrangers, autant de Palestiniens, quelques drapeaux… On ne sera pas nombreux aujourd'hui. Une voix entonne " la, la, la djeddar ! " (non, non, non au mur !) et le cortège démarre joyeusement. Dix minutes pour descendre jusqu'au contact des soldats, qui ont barré la route avec des rouleaux de barbelés. Dix autres à parlementer avec eux, dialogue de sourds bien entendu. Il y a autant de journalistes que de manifestants ; moi-même je ne sais pas trop dans quelle catégorie me situer. Je tranche : dans aucune. La démonstration tourne court : une grenade assourdissante, quelques lacrymos, et les internationaux détallent comme des lapins, laissant les Palestiniens et une poignée d'activistes israéliens aux prises avec les militaires. Je reste là mais avale une grande gorgée de gaz, et les leurs sont plus indigestes que les nôtres ! Je suffoque, je brûle, je vais tomber… Mais non, je reste debout, et ça finit par passer. Les soldats nous repoussent, il n'y a pas d'autre alternative que de reculer. Plusieurs jeeps nous dépassent en remontant vers le village. C'est l'occasion de se remettre en scène : " Israël veut la paix, mais ce n'est pas comme ça que vous l'obtiendrez ! " crie un grand Américain. J'ai envie de lui répondre qu'Israël s'en fout, de la paix… Les soldats prennent position au bord de la route et ouvrent le feu en direction des oliviers d'où des gamins leur lancent des pierres. Encore quelques protestations, en américain : " Don't shoot, ce sont des enfants, vous n'avez pas le droit de leur tirer dessus ! " Une jeune femme empoigne le fusil d'un tireur, un soldat la ceinture et l'emmène. De nouveau des lacrymos, de nouveau on se disperse. Les soldats remontent dans leurs jeeps et s'éloignent. Les gamins poussent des rochers sur la route pour ralentir un éventuel retour, et ressortent leurs frondes. Au vrombissement de gros insecte des cailloux, répond la détonation lointaine des fusils suivie du sifflement des balles. A chaque coup de feu, les gamins s'accroupissent derrière un muret ou s'abritent derrière un arbre, puis se relèvent pour lancer d'autres cailloux. Ils sont des dizaines éparpillés dans les oliviers. Je les photographie au 135 mm, quelques mètres en retrait. C'est rare que je travaille au télé, mais là on ne peut pas faire autrement sans prendre des risques aussi inconsidérés qu'inutiles. Même si ce sont sans doute des balles en plastique que tirent les soldats - enfin j'espère ! Lors de ma première manif ici, en novembre, tandis qu'à chaque projectile qui sifflait au dessus de nos têtes je répétais à la vidéaste à côté de moi " t'inquiète pas, c'est des balles en plastique ! ", un Français avait eu le bras transpercé par une balle réelle… Ce jour là il y avait eu plusieurs blessés. S'il n'y en a pas aujourd'hui encore, ce sera par pure maladresse ! Whizzz !… Celle-ci est partie de loin, elle a perdu de la vitesse, c'est pourquoi j'ai pu l'apercevoir : un point noir traversant le ciel bleu à une vitesse fulgurante, quelques mètres devant moi, à peine vue déjà passée, pas même le temps d'esquisser un mouvement. Elle est passée à 20 ou 30 cm de mon oreille gauche, peut-être moins. Avant même de penser qu'elle peut me toucher, je pense à ce passage de Pennac où Malaussène voit arriver la balle qu'il va prendre en pleine tête. J'aurais pas cru… ! C'est long à écrire, mais si elle était venue se loger pile entre mes deux yeux je n'aurais même pas eu le temps de cligner des cils. Une fraction de seconde et je l'entends toucher les broussailles derrière moi. Je me retourne : plus un seul manifestant, juste les gamins qui occupent le terrain comme une armée d'apprentis guérilleros qui sèchent l'école. Les " don't shoot " sont remontés prendre une boisson fraîche au village, pendant que les soldats continuent de tirer sur les gosses… Ainsi les grands laissent les petits (à peine 10 ans pour les plus jeunes) seuls avec leur colère et les pierres de leurs vergers. Et il y en a des pierres, une réserve inépuisable, de quoi enterrer ce foutu mur, et quelques autres avec ! Un des jeunes me laisse examiner sa fronde : un ovale découpé dans une semelle de soulier et deux lacets dont un relié à l'index. Si vous avez des vieilles godasses dont vous ne savez pas quoi faire, envoyez les en Palestine ! Toc ! Une pierre touche la jeep stationnée un peu plus bas. Allah est grand ! Le gamin saute en l'air, triomphant. 1-0 ! Tah ! Tah ! Tah ! Les soldats tirent plusieurs balles qui n'atteignent pas leur cible, puis une nouvelle tournée de gaz. Les gamins, à quatre pattes au pied des arbres, toussent à s'arracher les poumons, pleurent, crachent, s'étranglent. Petit à petit ils doivent céder le terrain, mais ils se regroupent plus haut. Nous sommes trois derrière un olivier : deux frondes, un appareil photo. Des balles sifflent de part et d'autre du tronc. L'arbre qui nous sert d'abri est vénérable ; il date d'avant l'occupation, d'avant Israël, de bien avant… Ce sont des siècles de culture et de travail qui nous protègent des assauts de la barbarie. Le dernier baroud est dispersé à son tour dans la fumée des lacrymos qui enflamment les broussailles. Les soldats regagnent leurs jeeps et les jeeps la route, et seuls restent quelques hommes en faction devant la barrière. Le calme revient. Nous remontons vers le village en finissant de tousser. Je recroise le grand Américain, il cherche quelqu'un qui parle hébreu : il a perdu ses lunettes dans la panique, là-bas où se trouvent encore quelques militaires, et voudrait demander l'autorisation de les rechercher. Il me semble qu'il n'a pas eu besoin d'un interprète tout à l'heure pour lancer ses slogans… Ramallah, 20h, dans un restau plutôt bruyant, où les chansons arabes de la télé, pas désagréables au demeurant, peinent à rivaliser avec le ronflement d'hélicoptère d'un énorme ventilateur, je prends un falafel si copieusement garni de crudités et condiments variés que j'en renverse un peu partout. Un mariage passe en klaxonnant gaiement. Le patron monte le son de la télé, le ventilo s'époumone de plus belle et menace de décoller, les clients haussent la voix pour couvrir le bordel ambiant. Bref pendant l'occupation la vie continue, et le fait savoir bruyamment ! ". Franchement ses images, ses textes sont merveilleux (c'est pas un écrivain), et que dire de ces images qui sont des histoires à elles seules.
pour plus d'infos sur son job, son site :
Palestine 141
Photographies et textes de FRANCOIS LEGEAIT les éditions de juillet
BONJOUR CHEZ VOUS !!!! |
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