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日志


8月18日

diva

 
 
 
Un jeune postier, fou d'opéra et fan transi d'une diva, est témoin d'un assassinat en pleine rue. Sa passion et le hasard l'entraînent dans des aventures où se croisent truands et policiers.
 
tin c beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu
je pleure presque a chaque fois
si si j'vous jure
 
bonjour chez vous !!!
 
8月14日

le poète des vaincus

Aprés une trève salvatrice, un peu de culture que diable !!!!

 

vous connaissez mon affection pour la cause palestinienne et surtout pour le peuple palestinien  je vous livre cela :

père, dis-moi
est-il vrai que tous les hommes, en tous lieux
ont du pain, des espoirs
et un hymne national ?
Pourquoi donc avons-nous si faim
et chantons-nous, tout bas, des poèmes tristes ?

[…]

Extrait du poème Chanson naïve sur la Croix-Rouge dans Rien qu’une autre année, traduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi, éditions de Minuit 1983,

Le poète palestinien Mahmoud Darwich, considéré comme l’un des plus grands écrivains arabes, est mort samedi à Houston, aux Etats-Unis, où il venait de subir une opération à cœur ouvert. Il était né en 1941 dans le village de Birwa, en Galilée, qui fut rasé lors de la guerre de 1948. Jeune adulte, il milite au Parti communiste israélien ; il s’exile à plusieurs reprises, à Moscou, au Caire, à Beyrouth ou à Paris. Un temps membre de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), auteur de discours pour Yasser Arafat, il démissionne au moment des accords d’Oslo, auxquels il est opposé. Il était revenu s’installer en Palestine en 1996 et vivait à Ramallah, où il dirigeait la revue Al Karmel.

Ses poèmes, qui, lors de ses années à l’étranger, entraient en Palestine, dit-on, « sur un nuage », et dont les plus célèbres sont Identité, Rita ou Je me languis du pain de ma mère, marquent profondément des générations entières, dans son pays et au-delà. Ils ont fait l’objet d’adaptations théâtrales et ont été mis en musique par le chanteur libanais Marcel Khalife. Ses vers sont parfois devenus des slogans, l’amenant à développer des réflexions fines et souvent empreintes d’humour sur les liens qu’entretiennent poésie et politique. Il se définissait comme le poète des vaincus — comme un « poète troyen », c’est-à-dire comme « l’un de ceux à qui on a enlevé jusqu’au droit de transmettre leur propre défaite . Mais il refusait d’être réduit au rôle de porte-parole de la cause palestinienne, ou de subordonner son art aux exigences de la lutte de libération nationale — ce qui, à terme, assurait-il, n’aurait pu que desservir l’un comme l’autre.

Ici, sur les pentes des collines, face au couchant
Et à la béance du temps,
Près des vergers à l’ombre coupée,
Tels les prisonniers,
Tels les chômeurs,
Nous cultivons l’espoir

Extrait de Etat de siège, traduit de l’arabe par Elias Sanbar,

éditions Actes sud 2004.

 

Le cheval est tombé du poème.
Les Galiléennes étaient trempées
de papillons et de rosée,
qui dansaient sur les marguerites des près.

Les deux absents : toi et moi,
moi et toi, les deux absents.

Deux blancs époux de mouettes
conversent de nuit sur les branches des chênes.

Pas d'amour, mais j'aime
les poèmes d'amour
anciens qui protègent
la lune souffrante, de la fumée.
Poussées et tirées, tel le violon dans les quatuors,
je m'éloigne de mon temps
quand je me rapproche
Des reliefs du lieu...

Plus de place dans la langue moderne
pour fêter ce que nous aimons,
tout ce qui adviendra... fut.

Le cheval est tombé, baignant
dans mon poème
et moi je suis tombé, baignant
dans le sang du cheval...

Extrait de Le cheval est tombé du poème dans Ne t’excuse pas,

éditions Actes Sud 2006

 

t’aimer, ou ne pas t’aimer
je pars, je laisse derrière moi des adresses susceptibles de se perdre
j’attends ceux qui reviennent
ils connaissent les échéances de ma mort, et ils viennent
Toi que je n’aime pas lorsque je t’aime
les murs de Babylone sont étroits le jour, tes yeux sont larges
et ton visage se propage dans la clarté
Comme si tu n’étais pas encore née. Et que nous ne nous
soyons jamais séparés. Comme si tu ne m’avais jamais assassiné.
[…]

Extrait du poème Cantiques, dans Rien qu’une autre année, t

raduit de l’arabe par Abdellatif Laâbi, éditions de Minuit 1983

 

etonnant non ???

bonjour chez vous !!!